La Saga Bertil Galland (Film)

Dernière mise à jour : 1 déc. 2021

J’ai le grand plaisir et honneur d’avoir composé la musique du prochain film de

Frédéric Gonseth et Catherine Azad.

Disponible sur RTS Play jusqu'au 30.11.2021: https://www.rts.ch/play/tv/redirect/detail/12579287


projections dès le 1er septembre 2021: www.fgprod.ch/evenement.html



Trailer 3 min: https://vimeo.com/582604589


infos: www.fgprod.ch


J'ai eu la joie d’assister à la première projection de La Saga Bertil Galland le 1.9.2021 à Morges.

Quelle bonheur d'avoir pu découvrir le film en si bonne compagnie. Merci à Frédéric Gonseth et Catherine Azad pour la confiance qu'ils m'ont accordée et les images si inspirantes. Je suis vraiment heureux d’avoir pu créer les musiques de ce documentaire qui raconte avec sensibilité la vie d'un personnage extraordinaire! Quel poète vagabond inépuisable! Merci Bertil pour l'inspiration que vous insufflez depuis tant d'années! Votre histoire fait voyager dans l’espace et le temps, donne des ailes et donne envie de lire… ⁠





5 raisons d'aller voir La Saga BG_24H_03.09.21
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Les mille vies du poète voyageur - La Liberté
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LES MILES VIES DU POETE VOYAGEUR

Journal La Liberté 15.09.2021 par OLIVIER WYSER

Frédéric Gonseth consacre un portrait documentaire à Bertil Galland. On dit de lui qu’il est un «Viking vaudois». Il s’appelle Bertil Galland, né en 1931 d’une mère suédoise et d’un père médecin vaudois. Ecrivain, éditeur, encyclopédiste, journaliste, grand reporter... Bertil Galland est une figure incontournable de la vie intellectuelle suisse romande. Filmé par Frédéric Gonseth, il devient le héros de son autobiographie dans La saga Bertil Galland, un beau documentaire dans lequel l’homme de lettres arpente les chemins sinueux de son existence à l’aube de ses 90 ans. A l’heure ou d’autres chaussent des charentaises, Bertil Galland n’a rien perdu de son esprit vagabond et de son verbe

parfois cinglant. Ecrit par Frédéric Gonseth et Catherine Azad, La saga Bertil Galland met en scène un parcours de vie hors normes. De l’île suédoise d’Ingmarsö, près de Stockholm, à la ville de Lausanne en passant par l’Italie ou les grands espaces américains, la caméra suit Bertil Galland presque chronologiquement. Les témoins, intimes ou non, se succèdent et racontent un personnage qui a marqué la culture du pays dans la seconde moitié du XXe siècle. Le film sera projeté demain jeudi 16 septembre au cinéma Rex, à 18 heures, à Fribourg. Une séance unique suivie d’une rencontre avec le réalisateur Frédéric Gonseth et Bertil Galland lui-même. «Une grande élégance» «Adolescent je me suis abonné aux Cahiers de la Renaissance vaudoise sans comprendre qui était derrière. Mais ces textes m’ont marqué et cela m’a donné l’envie de me lancer dans l’écriture ou le cinéma. Donc on peut dire que c’était vraiment fondateur pour moi», raconte Frédéric Gonseth. Plus tard, le cinéaste milite à la Ligue marxiste révolutionnaire et ce milieu n’apprécie pas Bertil Galland, catalogué comme un auteur bourgeois de droite. «A l’époque je m’obstine à dire autour de moi qu’il faut lire les chroniques de Bertil Galland et ses reportages. Mais je n’étais pas seul: ma camarade Anne Cuneo aussi le défendait mordicus. J’aimais cette idée qu’un auteur classé à droite publie une de nos consœurs. C’était la confirmation d’une intuition.» La rencontre entre Frédéric Gonseth et Bertil Galland intervient plus tard, en 1995, à l’occasion d’une émission de télévision. Le cinéaste est frappé par l’empathie de l’homme de lettres. «J’ai découvert une personnalité très riche, très agréable. Quelqu’un d’une grande élégance. A partir de là j’ai su que j’allais un jour faire un portrait de lui. Le problème c’est qu’il ne voulait pas se retrouver dans le rôle du sujet...» explique Frédéric Gonseth. Il faudra attendre 2017 pour que le projet prenne vie. Empathie phénoménale Car Bertil Galland n’aime pas se retrouver devant les projecteurs. Il est un passeur. A la tête durant 30 ans des Cahiers de la Renaissance

vaudoise, puis des Editions Bertil Galland, il publiera ceux qui deviendront les fers de lance du renouveau de la littérature romande: Anne Cuneo, Anne-Lise Grobéty, Grisélidis Réal, Roger-Louis Junod sans oublier l’incontournable Jacques Chessex, avec lequel il fonde en 1965 le Prix Georges-Nicole ainsi que la revue Ecritures. Mais le poète est également voyageur. Il traversera les Etats-Unis d’est en ouest, découvrira la Chine à une époque où l’on se demande si ce pays va survivre à son régime autoritaire et couvrira de nombreuses guerres. «On ne peut pas dire s’il est d’abord un éditeur, un écrivain ou un journaliste. C’est vraiment quelqu’un qu’on ne peut pas cataloguer. Il a un sens dialectique très très poussé, qui fait qu’on part avec lui dans un domaine et on se retrouve à atterrir ailleurs», analyse Frédéric Gonseth. En emmenant une équipe de tournage au gré de ses voyages, Bertil Galland fait rentrer le spectateur dans son intimité et lui offre les clefs pour mieux comprendre son œuvre. «Notre idée était de faire connaître ce personnage à un grand public qui l’a largement oublié depuis une vingtaine d’années», résume le cinéaste qui a pu découvrir de nouvelles facettes de Bertil Galland au cours du tournage: «Sa capacité d’empathie est absolument phénoménale. Il a cette passion de comprendre à travers très peu d’éléments des domaines ou des pays qu’il ne connaît pas. Son approche journalistique est sidérante. C’est quelque chose d’inspirant qu’on pourra retenir de lui.»

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